Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /Oct /2007 19:12
                                                                            C'est l'histoire de Personne.

Personne a peur de la différence car Personne ne ressemble pas aux autres et les autres ne ressemblent à Personne. Personne est unique au monde et n'a pas de rêves car Personne pense qu'Il n'en a pas vraiment besoin : les rêves ne se réalisent jamais. Et puis, Personne est déjà un rêve. Personne n'a jamais entendu Sa voix. On ne lui a jamais dit qu'Il pouvait parler. Qu'Il pouvait S'exprimer. Alors Personne Se tait. Mais personne ne sait qu'Il se tait.
Personne n'oublie jamais Ses amis et Ses sourires. Personne est nostalgique. Personne se rapelle de Son père, mais n'arrive pas à lui mettre un visage précis. Son esprit ne lui obéis plus. D'ailleurs, l'esprit de Personne ne Lui a jamais obéis.
Personne a perdu l'envie de vivre un mois de Janvier. Le 1er Janvier plus exactement. Le 1er Janvier 1990 à 10h15. Il neigeait. Sa mère lui a donné son dernier souffle. Cette dernière respiration a été la première de Personne. Personne croit Se rappeller de ce jour-là. Il n'a pas pleuré. Personne ne sait pas ce qu'est une larme. Personne ne pleure jamais. Même lorsque Son père est parti 6 ans plus tard, Il n'a pas pleuré. Personne a trouvé cette acte pathétique mais pas triste. Personne n'a jamais compris. Personne ne comprendra jamais.
La fin du texte est brutal. La fin de la vie l'est elle-aussi.

                                                                                    Compare le dernier Mot à la Mort elle-même.


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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /Oct /2007 19:04

Mon coeur n'est rien. Futile objet doté d'un vide sensoriel. Excrément de glucides amoureux, errant spontanément de bidonvilles en bidonvilles. Visant l'espoir, dévisageant l'abattoir d'âme éperdues dans le monde gris. Dans un monde gris. Froideur et indifférence forme mon vainqueur. Mais lorsque le temps le tient de ses grands bras, la chaleur le surprend et voilà que mon être est prêt à recueillir son étreinte. Suis-je un bout étrange ? Moi, cet ustensile de cuisine mélancolique, perdant ses ingrédients de nuit en nuits. Ni dans son visage, ni sur son visage. Nul part. Juste un bout d'enfantillage et un adultère couleur kaki. Adultère du soi-même. Soldat accusant l'avis des généraux, brisant leurs éclats de rire, les jumelles collés à la face, divisant les terriers, pan, pan, pan. Défoule-toi dans ce corps, défoule-toi dans ce Zombie, il n'a rien de vrai, tout est purement scientifique et irréel, tout est communément surnaturel. Psychique ou liquide chimique : substances sans dessus dessous, panne de sens déçus, sans sous. Tout est Lapsus, je suis un lapsus. Subterfuge d'horloge, aiguilles "tiketakant" dans un couloir de mort. Echo tournoyant, peurs résonnantes.

Le cadavre exquis de mon inconscient trouve sa place dans le désordre.

Attack-of-the-Pink-Bunnies-by-Cado.jpg

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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /Oct /2007 18:58

La nuit sommeille, ses ronflements cognent sur l'asphalte. Au coin de la rue, je n'entrevois que quelques cicatrices et un semblant de nœud s'emmêlant dans sa trajectoire. Elle avance, à pas de loup, sournoisement. L'Histoire avec une grande Hache s'effiloche après chaque date. Des cendres éparses, une amertume droguée et des peaux blanchâtres s'agrippent à chaque époque. Son territoire, immense et impressionnant, s'applique stratège après stratège, sur l'esprit public. Ses défaites sont scientifiquement illogiques, des idéaux se cognent dans son antre. Ses mots ont toujours un trafic d'arrière plan : Oxygène ou Zyklon B ? Croix damnée, entre effluves de bêtise humaine et arôme de cadavres entassés, comme rien, telle une ironie sanglante du récit humain. J'ai appris que l'Histoire ne donnait pas de leçons, qu'après chaque mort on hissait des drapeaux et qu l'on se déchirait, corps et âmes, entre nos sourires. Il parait que c'est à la gloire de l'Etat que l'on devrait lever le poing. C'est un subterfuge poignant qui nous blesse, un trait du passé qui nous détache, un vide grinçant qui rit de notre éternelle défaite. Un lapsus survit depuis des siècles, il massacre, il tue, il viole, il rit. Mais qui l'entend ? Qui oserai tendre l'oreille pour surprendre ces cris déchirants de l'Histoire ? Qui sait d'ailleurs ? La vérité, existe-elle ? De mots en mots, on vide les pages brodées. C'est mieux comme ça, nos quotidiens s'alimentent d'eux-mêmes. Les trois points de suspensions glissent doucement, pour effacer le reste.

                                                                       Et le rideau se ferme, dans une salle sans spectateurs.

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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /Oct /2007 17:45
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Hier.


Un, deux, trois. Tout avait commencé comme ça. Je n'ai pas su pourquoi, je n'ai pas su comment mais c'était un début. Tout était là : les sourires, les larmes, les joies, les peines. Mais je faisais avec. Il avait ôté mon coeur tout doucement en me promettant de ne pas le relâcher. Je crois que c'était ça la chute dans l'histoire, le piment, le serpent, l'erreur. J'ai vu ma jeunesse dans sa voix, dans ses yeux, dans son amour. Mais. Trois, c'était trop. Beaucoup trop. Est-ce moi qui devait partir ? Est-ce moi qui devait me retourner ? Je n'ai pas pu, je n'ai pas eu le courage. Puis un jour... Un, deux. Et on était bien. J'avais des rêves, des espoirs, j'avais crées un avenir pour lui, pour moi, pour nous. Je savais, j'en étais sûre. Tout était parfait, rien à se repprocher. Il avait tout, l'attention, la douceur, la gentilesse, l'amour, les mots, le soin. Cependant tout a une fin et ici, c'était bien trop beau pour être vrai. Il m'a appelé. 16h dans le café de la rue Beaumarchais. Il a parlé, longtemps ou alors trés peu, je ne sais plus. Un, deux, trois. Depuis toujours. Son coeur n'est pas à moi, sa vie n'est pas la mienne, son amour ne m'a jamais appartenu. Avais-je fait une erreur quelque part ? Peux-t-on pardonner une trahison, peux-t-on pardonner des mensonges ? Quitte à partager son amour, toute ma vie. Je ne sais pas s'il a fait le bon choix mais il est parti, sans se retourner. La rue Beaumarchais hurlait comme jamais.


Aujourd'hui.

Les gouttes de pluie ruisselaient sur la fenêtre à ma gauche. Le ciel pleurait, gémissait, hurlait. Les passants, affolés, couraient dans tous les sens en essayant de le fuir, de s'échapper de sa douleur, de le laisser seule avec lui même.
Nous étions assis dans un café, à gauche de la rue Beaumarchais. Un brouhaha s'élevait de chaque table mais son silence était encore plus assourdissant que ce vacarme. Les yeux fixés sur un coin de la table, il se taisait. Comme il s'est toujours tut. Les mots n'étaient rien, ces mots que j'avais voulu lui hurler dans l'âme, n'étaient plus. Le temps pluvieux se jouait de nos regards fugitifs. Je baissais les yeux, il m'observait. Il baissait les yeux, je le désirais. Qui étions-nous dans ce monde ? Quelle était notre place? Quels sont les rêves que nous avons détruits ? Quelles sont les envies que nous avons cachées ?
J'ai commencé. A quoi penses-tu. Il s'est mit à sourire, les yeux ailleurs, comme toujours. Comme trop souvent. A rien, me dit-il tout simplement.
Il leva les yeux, n'hésita pas, ne craignait rien. J'ai senti une passion au bord des lèvres. Non, ce n'était pas de l'Amour. Non, ce n'était plus du désir. Une passion ardente, frémissante, lointaine et pourtant si proche. Une passion que rien ne pouvait égaler, une passion que personne ne pouvait m'arracher. Dans ces yeux, j'ai vu nos baisers perdus en haut d'une falaise, j'ai vu l'horizon, notre horizon, dans un crépuscule. J'ai senti sa main frôler la mienne, m'enfermer dans son coeur, caresser ma vie. J'ai compris l'idéal d'un destin, d'un hasard. Dans ses yeux, j'ai appris la perte, j'ai appris l'absence. Je me suis vue, pas comme dans un miroir, non, car je me suis vue avec ses yeux. Dis-moi au revoir, ne te retourne plus, vas-t-en.
Je l'ai fait. Je suis partie en laissant mon regard dans ce café, à gauche de la rue Beaumarchais.

Demain.

Je l'avais aperçu au coin de la rue Beaumarchais, pas très loin du café. Malgré les rides au coin de ses yeux, j'avais su que c'était lui. Lui aussi, il me reconnut rapidement. Je lui souris, la tête légèrement penchée à gauche, comme à mon habitude. « Tu vas bien ? Tu n'as pas changé dis donc ». Un sourire rapide, pour cacher l'amertume. Il me serra la main, court instant où tout défila. Il l'avait sûrement ressenti lui aussi. Une brève esquisse du passé nous attachait l'un à l'autre, mais un brouillon reste un brouillon. Il se retourna, chercha autour de lui, fouilla ses poches, me sourit une seconde, leva la tête, siffla. Un silence, comme trois points de suspension éternelle. Hurle mon âme, hurle ! « Que fais-tu ici ? » Il s'était marié, puis avec sa femme, ils avaient décidé d'habiter ici. Il cherchait un cadeau d'anniversaire dans les alentours, cela faisait exactement 3 ans qu'ils étaient mariés. Ils avaient même une fille. Je n'eus même pas le temps de demander son prénom qu'il s'écria « Sarah ». Fuis mon âme, fuis ! « Es-tu marié ? » Le désastre amoureux me colle à la peau, tu sais bien. Il ria. Est-ce donc si drôle que ça ? Il regarda sa montre : l'échappatoire finale, le compagnon le plus fidèle de ceux qui veulent fuir leurs défaites, leurs fautes. Tue mon âme, tue! « Elle m'attends ». Et moi ? Ne t'avais-je pas assez attendu ? Regarde moi dans les yeux, vois cette détresse, cette haine. Ne te fie pas à mon sourire, tu es ma lame, ma larme. Un pas, deux pas, puis plus rien. La rue Beaumarchais ne s'était jamais autant tue. 
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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /Oct /2007 17:30
Le samedi 10 mars 2007 à 4 heures 21,

L'insomnie d'écriture. Mes fautes proviennent d'une impuissance, corps et âmes, au bout d'un arrêt de souffle, haletant, tranchant, ciblé et larmoyant. Elle pianotent les touches noires et blanches d'une ère peu rigide, grave et austère. Elles enflamment des notes confuses, assimilées à un semblant d'espoir, à un éclat de rire en morceaux, à un fou rire en l'air. Mes fautes, mon ignorance et mon innocence jouent avec moi. L'as de cœur ne vaut plus rien malgré toutes mes touches. Le jackpot m'a glissé des mains par faute d'inattention... ou est-ce un manque de confiance en soi ? Pour un brin de sourire, elles m'ont proposé une partie de roulette russe. Je suis là mais ai-je vraiment gagné ? J'attends un gain futur comme... comme... ces grains de sable, impuissants en solitaire mais fulgurants dans le désert, espérant la goutte de pluie qui ne viendra probablement jamais. J'attends devant ma feuille en crachant les mêmes litanies nocturnes. J'aurais dû écrire un début, une fin, un lien entre chaque phrase pour montrer à mes erreurs que ma plume est un poison souriant et non pas la rupture finale, et non pas un vide grinçant qui, finalement, apporte plus de douleurs qu'il ne devrait. J'aurais dû, j'aurais pu ! Mais. Toujours les mêmes systèmes. Toujours les mêmes thèmes. Toujours les mêmes termes.

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